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On entend souvent dire que Facebook est en perte de vitesse. Définitivement, c’est faux. En vérité, Facebook n’a jamais été aussi fort au sein de l’écosystème social media.

Il est toutefois véridique que Facebook est difficile à cerner car il est assez peu permissif. Autrement dit, les exigences pour exister sur la plateforme sont très fortes. Ce qui fait de Facebook une plateforme très génératrice d’audience et de visibilité à ceux qui en connaissent les codes et qui savent s’adapter rapidement.

Témoin de la force de Facebook, j’ai établi un focus sur l’évolution des interactions des médias locaux depuis le changement de l’algorithme de janvier 2018, celui que tout le monde redoutait, mais qui, en réalité, a permis aux médias de développer leur visibilité.

Mea culpa : l’analyse donne une tendance mais ne tire pas de conclusion. D’autres vecteurs comme l’apport d’outils, de ressources allouées et de formations sont aussi à prendre en compte dans ces évolutions.

Facebook fait la part belle aux médias locaux

11 Janvier 2018. C’est LA date qui a tout changé. Ce changement majeur de l’algorithme de Facebook a fait trembler les salles de rédaction, pensant perdre de leur visibilité et de leur audience (ndlr : la source Facebook représente entre 10% et 30% de l’audience des principaux sites médias en France).

Ce jour du 11 Janvier 2018, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, officialise ce changement de l’algorithme de son fil d’actualité. Un changement avec des conséquences directes pour les utilisateurs, sans toutefois les détailler.

Ce changement augurait le futur des réseaux sociaux et le point d’étape que nous constatons aujourd’hui. Nous basculons en effet d’une communication grand public vers des communications dans des cercles plus restreints. Ce changement n’est pas de la volonté de Facebook, mais du changement de comportement des utilisateurs. Car petit rappel, la mission de Facebook reste de « connecter le monde ».

Deux conséquences du changement d’algorithme selon moi :

  • Première conséquence : les pages ont perdu de leur portée (personnes atteintes) sans toutefois impacter le volume d’interaction généré sur les pages. Ce qui signifie que l’algorithme serait plus précis dans la distribution des contenus. La volonté de Facebook de générer des interactions entre membres porte donc ces fruits.
  • Deuxième conséquence (qui n’en pas vraiment une) : l’apport en audience des pages est resté stable.

« La priorité sera donnée aux contenus et aux partages de votre famille et de vos amis »

Mark Zuckerberg, patron de Facebook

4 affirmations qui démontrent que Facebook a besoin des médias

Avec ce changement que les médias craignaient, jamais Facebook n’a eu la volonté de reléguer les contenus de pages. Au contraire. Le réseau a simplement cherché à optimiser leur distribution par le prisme des interactions, ce qui constitue l’ADN du réseau social.

Historiquement, les plateformes sociales ont toujours eu besoin des médias et des créateurs de contenus. TikTok a aussi cette volonté en favorisant la visibilité de ceux qui retiennent les utilisateurs sur la plateforme.

Voici 4 affirmations qui démontrent que Facebook a besoin des médias.

#1 Facebook privilégie les liens

Si le réseau social a longtemps favorisé les vidéos, il assure que les liens redirigeant vers les sites web ont toujours leur place sur le réseau, à l’unique condition toutefois qu’ils génèrent des conversations (c’est-à-dire des commentaires et des partages).

#2 Facebook aime le local

C’est le fantasme des GAFA, être capable de cibler des contenus très localement. À l’avenir, Facebook a encore l’intention de favoriser la diffusion de contenus de “proximité”.

#3 Facebook favorise la distribution des contenus à valeur ajoutée (même à moyen terme)

Facebook s’assure de distribuer des contenus engageants jusqu’à leur conférer des visibilités à moyen ou long terme. Autrement dit, les éditeurs ou créateurs de contenus sont toujours favorisés par l’algorithme car ce sont eux qui retiennent l’attention des utilisateurs.

#4 Facebook investit des efforts auprès des médias

En septembre 2019, Facebook a annoncé investir 2 millions d’euros pour accompagner les médias locaux, preuve de la bonne foi, même si cela a des accents très politiques, du réseau social pour accompagner les éditeurs.

En ce sens, l’algorithme de Facebook, en tout cas dans sa dernière version majeure de Janvier 2018, n’a en rien de pénalisant pour les producteurs de contenus que sont les médias.

Les médias régionaux ont (tous) progressé en volume des interactions depuis janvier 2018

Sur les 93 médias locaux analysés, seulement 9 connaissent une baisse de leur interaction en septembre 2019 (comparé à janvier 2018).

Ces chiffres ne sont que des constatations : évidemment, ces évolutions dépendent beaucoup de l’actualité sur les territoires concernés. Ils donnent toutefois une tendance. Le classement et ses évolutions sont consultables ici.

Ci-dessous, l’évolution des 5 premiers titres régionaux sur Facebook.

Globalement, tous ont bénéficié d’une évolution positive de leurs interactions comparé à Janvier 2019. Deux d’entre eux continuent même de progresser très significativement 18 mois à le changement d’algorithme (La Provence et La Voix du Nord).