fbpx
Sélectionner une page

Les médias régionaux ont des problématiques différentes de leurs confrères nationaux. Si leur visibilité est plus difficile sur les plateformes des GAFA, car leur audience n’est pas aussi large qu’un Le Monde ou un 20 minutes, ils ont somme toute la particularité d’avoir de fortes notoriétés sur le territoire qu’ils couvrent. Certains médias s’apparentent même à des institutions !

Car la Presse Quotidienne Régionale est un média d’avenir, loin de l’agonie qu’on aime bien leur prêter. Leurs audiences qualifiées aux forts accent locaux sont une chance que les nationaux n’ont pas. Les médias régionaux restent des marques (oui des marques) fortes sur leur zone et possèdent des atouts considérables, ainsi :

  • Les audiences papier et numérique restent fortes – et le papier résiste bien à la crise qu’on tend lui associer
  • Ils restent soutenus par un large réseau de correspondants locaux réparti sur l’ensemble des communes du territoire concernées, ce qui leur permettent de bénéficier d’une couverture hyperlocale
  • Ils s’appuient sur un réseau logistique important
  • Ils entretiennent une relation de proximité avec les acteurs locaux présents sur le territoire

À cela, s’ajoute la force de frappe de détenir des infos différenciantes grâce à des journalistes présents quotidiennement sur le terrain. Une vraie valeur ajoutée et un vrai tiroir à caisse (aussi) pour les médias nationaux qui viennent parfois piller les infos des quotidiens locaux.

Lire aussi : Tour d’horizon des pratiques de la PQR sur le format des stories

Le classement des comptes Instagram de la Presse Quotidienne Régionale

Les médias qui font l’info sur leur territoire ont largement investi Instagram. Ou du moins, certains font a minima acte de présence, mais c’est une marque d’intérêt en soi.

Côté classement, Le Parisien arrive largement en tête de ce classement qui comprend 37 médias locaux en France. Le peloton de tête se compose de La Provence, La Voix du Nord et Ouest-France. Un quator de tête similaire sur Facebook : Le Parisien comptant 3,2 millions de fans, La Voix du Nord 674 000 fans, Ouest-France 615 000 fans et La Provence 542 000 fans (chiffre au 25/03/2019).

Derrière ces quatre, 9 autres médias dépassent le cap des 10 000 followers, de Nice-Matin à l’Alsace.

En bas du classement, La Dépêche du Bassin, le Bien Public et Nord Littoral ont des communautés relativement faibles. Ce sont aussi des comptes qui publient peu sur le réseau social.

Le cap des 10 000 followers

Depuis des mois, les médias cherchent désespérément de nouveaux leviers social média pour développer l’audience de leur site web, et ce dans un contexte où les audiences réseaux sociaux ont la forte tendance… à stagner. Quid donc d’Instagram ?

Si Instagram « déteste » les médias, la plateforme a tout de même déployé en 2018 la possibilité de faire un « swipe up », comprenez une redirection vers un site web. Toutefois, cette fonctionnalité est réservée aux comptes certifiés et aux comptes ayant plus de 10 000 followers. Des critères restrictifs qui nécessitent donc de gagner en notoriété avant d’en bénéficier.

Je propose aussi ce sujet sur : Comment développer sa communauté Instagram pour un média régional ou spécialisé

Néanmoins, côté audience, il ne faut pas trop en attendre. Certes, certains comptes américains se satisfont de glaner des audiences Instagram supérieures à Twitter MAIS ces derniers comptent a minima le million de followers. Les médias français ont encore du chemin à parcourir pour gagner en notoriété.

En estimation, une story est vue environ par 20% de vos abonnés. Le taux de “swipe vers le haut” est de 1 à 3% (taux de clics moyen observés aussi sur Facebook). Autrement dit, avec une base d’un million d’abonnés vous pouvez espérer 2000 sessions/ jour, soit 60 000 par mois.