fbpx
Sélectionner une page

L’attention. Savez-vous combien de temps vous passez à regarder notre smartphone sur une seule journée ?

L’attention c’est un peu comme avoir un mail en urgence qui doit avoir une réponse dans l’instant car c’est ton n+2 qui te sollicite directement (comme genre une fois par an). L’attention c’est comme devoir cliquer sur ton application Facebook parce que tu as une notification. Oui l’attention. Comme si les GAFA en voulait à notre temps pour nous inciter à le passer davantage les yeux collés à nos écrans.

Cette attention en veut à notre de cerveau disponible. Dans un monde devenu mobile, les utilisateurs consacrent aujourd’hui en moyenne 50 minutes par jour aux réseaux sociaux. Une minute en ligne sur six est passée sur Facebook et se déporte progressivement vers Instagram. Ce temps est précieux et les jeunes (les Millenials) en sont devenus conscients. La plupart désormais tentent de couper l’habitude et de lâcher leur smartphone.

N‘avez-vous jamais eu une amie qui récupère vos smartphones en début de soirée afin d’éviter ces scènes où chacun restent scotchés à son smartphone ? Si. 

Et ce temps est si précieux qu’il se traduit par un exode massif des anciennes applications que sont Facebook, Twitter et même Instagram. Un exode qui se fait aujourd’hui au profit de nouvelles niches que sont les applications de messagerie vidéo telle que Houseparty.

Et cet exode est bien plus qu’un constat, car selon une étude d’eMarketer, 2 millions de personnes âgées de moins de 25 ans arrêteront d’utiliser les réseaux sociaux en 2019. Et pour la première fois dans l’histoire du web 2.0, la majorité des internautes américains âgés de 12 à 17 ans n’utiliseront pas Facebook une fois par mois cette année.

Lire aussi : Comment les médias s’emparent de Tik Tok, la dernière application à la mode

Le social média est en train de vivre une profonde mutation

L’exode des médias sociaux s’observe principalement en Amérique du Nord et en Europe, là où les populations ont été en première ligne de leur exposition. Là où presque tout a commencé pour eux. 

Ce sont les Millenials qui ont aujourd’hui un temps d’avance vis-à-vis de la génération précédente. On les croyait sur-connectés, soucieux plus que jamais de leur image mais ils sont au contraire bien plus conscients de l’inutilité de toute ces consommations numériques.

C’est pourquoi ils réservent leur consommation aux simples échanges avec leur cercle proche. Une génération vidéo-centric qui ringardisent les flux traditionnels de Facebook, Twitter & co. Un coup d’arrêt pour les logiques algorithmique qui se fait désormais au profit des connexions personnelles et ce dans des cercles restreints.

Lire aussi : Les tendances social media de la rentrée

Les entreprises aussi en plein doute

Selon un rapport, les réseaux sociaux représentent 13,8% du budget marketing total des marques. Malgré cela, près d’un tiers d’entre elles sont incapables de prouver un retour sur investissement : des réflexions qui aiguisent un manque de confiance envers Facebook et entretient une forme de gaspillage. 

Trois raisons à ces désaffections : 

  • De 1⃣, des communications de marque purement descendante, de l’entreprise vers le consommateur sans créer de connivence avec l’internaute. 
  • De 2⃣, des médias GAFA-centric qui ont eux-même alimenté la défiance envers eux-mêmes en écrivant pour plaire aux moteurs de recherche et séduire les algorithmes en oubliant de traiter des sujets qui intéressaient réellement leurs audiences
  • De 3⃣, une confiance rompue également avec les fake news, la désinformation et le manque de transparence dans la circulation de nos données. 

Mais alors que faire ?

Force est de constater que les applications mobiles ont déformé notre quotidien et qu’aujourd’hui s’opère une réelle prise de conscience des internautes pour revenir aux fondamentaux : avoir une vie saine, équilibrée, épanouie… C’est le retour des valeurs oubliées et la quasi certitude que le monde se porterait mieux sans les GAFA.

En soi, le déclin de l’utilisation des réseaux sociaux est le symbole d’un Internet coupé entre les exigences des GAFAS et les attentes des internautes. Nous sommes passés d’une surconsommation à une indifférence certaine. Si bien que lorsqu’on constate des baisses significatives de reach ou d’audience, ce n’est pas qu’une question d’algorithme, c’est aussi un changement profond de notre rapport au web. Un déclin évident que les élites refusent de comprendre car ils en sont les premiers responsables.

Une lueur d’espoir (quand même)

Pour entrevoir une lueur d’espoir, il faut regarder du côté de la Chine, où les experts estiment que le web social n’a pas encore atteint son apogée.

Car, dans la quasi indifférence occidentale, ce sont des chinois qui ont acquis cet été musical.ly pour en faire TikTok. Une information économique avant tout mais aussi une réelle révélation sur la volonté des chinois à fidéliser leur utilisateur locaux en leur proposant de réelles expériences vidéos, à la fois interactives, immersives et centrés sur l’échange. Une dimension quelque peu « servicielle » que les occidentaux n’ont pas encore intégré. L’essence même des réseaux sociaux finalement.

Le paysage social média de 2020 aura un tout autre visage

Pendant ce temps dans l’indifférence générale, AMAZON a atteint les 1000 milliards de capitalisation boursière, passant devant Google, et redistribuera prochainement les cartes des revenus publicitaires. GOOGLE reste en occident « un dieu des hommes modernes » (pour citer Scott Galloway dans The Four). FACEBOOK se cantonne à son leadership auprès de la génération X, et INSTAGRAM, qui est en plein boom, devient une plate-forme e-commerce. TikTok séduit la nouvelle génération et inquiète Facebook sur ses terres.

Le monde change à une vitesse que les entreprises traditionnelles sont incapables de suivre. Une impasse qui nous oblige, nous consommateurs, nous acteurs du numériques, à peut-être imaginer demain un monde sans eux.

Lire aussi : Tik Tok, le nouveau réseau social qui fait les yeux doux aux médias

✉ LA NEWSLETTER

 

👍Deux fois par mois, j'y parle médias, tendances, nouveaux formats éditoriaux, stratégie éditoriale et marketing, et d'autres sujets encore.

 

À très bientôt !

 

Merci, à très bientôt !