fbpx
Sélectionner une page

L’information a fait grand bruit au début de l’été. Depuis plusieurs mois, Instagram expérimente la fin des likes sur le réseau social dans plusieurs pays. Ou du moins, Instagram tend à ne plus afficher le volume de like obtenus sous chaque publication. Nuance.

Vecteur de popularité et signe d’une influence notoire sur les réseaux sociaux, les likes ont constitué un temps l’ADN du réseau social. Les temps changent car depuis quelques jours, le retrait de la fonctionnalité s’est étendu en France. Et à chaque changement, les utilisateurs tremblent avec stupeur comme si tout allait s’effondrer. La peur du changement semble-t-il. 

Néanmoins, ces réactions pessimistes à ce sujet sont souvent assujettis à travers le prisme de l’utilisateur. Ce sont eux les premiers concernés d’ailleurs. Instagram souhaite rendre les interactions plus saine, entraîner moins d’addiction et favoriser des échanges de qualité. Instagram semble avoir tiré profit des expériences précédentes avec Facebook.

Les excellentes pastilles documentaires d’ARTE sur le sujet sont d’ailleurs très révélatrices de ces interactions sur notre cerveau. Elles démontrent toute notre dépendance au système de notification, provoquant dopamine et bien-être intérieur. Ce “petit” changement pourrait en somme avoir un impact positif sur la santé.

Les tests menés dans plusieurs pays, à savoir l’Australie, le Brésil, l’Irlande, la Nouvelle Zélande, le Japon et l’Italie semblent donc avoir été concluant. 

Nous voulons que les utilisateurs se focalisent un peu moins sur le nombre de likes qu’ils reçoivent sur Instagram et passent un peu plus de temps à interagir avec les personnes qu’ils aiment »,

Adam Mosseri, PDG d’Instagram

Un débat superficiel

Si côté utilisateur quelques changements sont visibles, d’un point de vue purement professionnel, la fin des likes est selon moi un faux problème. Je vous explique pourquoi.

Parce que les statistiques seront toujours accessibles

Si l’utilisateur ne pourra plus connaître l’ensemble des comptes qui ont liké la publication, l’auteur du post pourra lui toujours consulter les stats dans les statistiques de publications.

Parce que l’utilisateur peut toujours savoir lequel des comptes qu’il suit a liké la publication

Si le compte total de like n’apparaît plus, Instagram n’a pas totalement fait disparaître la possibilité de savoir quels comptes suivis par l’utilisateur a liké la publication. Une manière de conserver la preuve sociale auprès des ses proches ou des comptes qui sont proches auprès de l’utilisateur.

Parce que depuis 2018, les réseaux sociaux ont une vocation conversationnelle

Facebook avait déjà donné le ton en janvier 2018 en changeant son algorithme et en favorisant les échanges entre membres. Ainsi, les commentaires (long de préférence) sont beaucoup plus valorisé que les likes. La démarche faisait craindre d’une baisse de visibilité, elle n’était finalement que le destin précurseur de réseaux sociaux qui bascule d’une communication grand public vers des communications dans ces cercles plus restreints.

Parce qu’il n’y a pas que les likes sur Instagram

Il serait temps de considérer qu’Instagram ne se résume pas uniquement à deux indicateurs. En effet, le like ne constitue qu’une donnée superficielle. Les publications Instagram comportent 4+1 indicateurs de performances : le like, le commentaire, le partage en story, l’enregistrement + la couverture. Le total des 4 premiers divisé par le dernier permet d’obtenir le taux d’engagement.

Parce que les réseaux sociaux ne sont qu’un moyen, pas une finalité

L’engagement sur vos réseaux sociaux ne doit aucunement être le seul indicateur pour mesurer l’efficacité de votre marketing. C’est un peu léger. Tout l’enjeu des réseaux sociaux est de se constituer des audiences qualifiées afin de les rediriger vers vos propres supports (site, mail, application). Le credo à adopter : utiliser les réseaux sociaux pour ne pas en dépendre.

Parce que l’absence de métriques publiques n’a pas empêché l’éclosion du format des stories

On l’oublierait presque, mais le format des stories ne comporte aucune métrique publique. Impossible pour l’utilisateur de savoir qui a consulté le format. L’absence de ces indicateurs n’a pas empêché au format de connaître une véritable expansion ces derniers mois auprès des marques.

Lire aussi : Comment les stories ont transformé le journalisme

Parce que le marketing influence mérite une autre façon de penser

Si les marques jugent toujours la qualité d’un influenceur à son nombre de like, ce vecteur n’est en vérité que très peu pertinent, voire très superficiel. C’est une bonne nouvelle pour cette branche du social media qui va permettre à des influenceurs de valoriser la qualité de leur audience à travers le prisme conversationnel et la qualité des échanges avec leur communauté. Un bon point de pris pour cette branche.

Si vous êtes influenceur ou micro-influenceur, constituez-vous un kit média.

Parce que l’essence même des réseaux sociaux, c’est le contenu, pas les métriques

La stratégie éditoriale doit être au coeur de sa stratégie Instagram. La fin du like va permettre aux marques, aux médias et aux influenceurs. L’absence de cette donnée influencera les comptes à moins copier ou imiter les comptes de ceux qu’ils jugent comme concurrent.

Lire aussi : Les conséquences de la fin des likes sur les réseaux sociaux

✉ LA NEWSLETTER

 

👍Deux fois par mois, j'y parle médias, tendances, nouveaux formats éditoriaux, stratégie éditoriale et marketing, et d'autres sujets encore.

 

À très bientôt !

 

Merci, à très bientôt !