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Les stories continuent leur lancée. Boostées par la croissance d’Instagram et l’intérêt que les médias portent à ce nouveau réseau social, les stories redessinent les codes des réseaux sociaux où l’engagement et la proximité avec l’audience sont devenus des maîtres mots.

Les stories Instagram ont cet avantage de permettre à un internaute de consulter rapidement une information. Ce format se veut interactif et engageant. Par-dessus-tout, les stories représentent un enjeu de taille pour le marketing des réseaux sociaux. Encore peu dictée par les algorithmes, la visibilité des médias reste importante et les moyens de rediriger les lecteurs vers son dispositif existent (et sont encore sous utilisés).

Comme l’an passé, je vous propose un tour d’horizon des pratiques des médias sur ce format, mélange de créativité et d’audace.

Pour rappel, cette liste est non exhaustive. La sélection se fait sur des stories offrant des expériences intéressantes aux lecteurs.

Pour rappel, le succès des stories dépend :

  • Caractère identifiable : est-ce que le média respecte une identité graphique ?
  • Le rythme : une bonne story est une story qui permet aux lecteurs de choisir le rythme auquel l’internaute souhaite consulter
  • Expérience plein écran : par définition une story est au format vertical
  • Aspect interactif : une story est performance lorsqu’elle s’accompagne des fonctionnalisés propre à Instagram (sondage, emoji slider, etc)

Découvrez aussi les clés pour mieux comprendre l’émergence des stories au sein des médiasVotre mail

Rappel construction d’une stories

Dans story, il y a histoire. Et qui dit histoire, dit un début, un milieu et une fin.

En ce sens, une story doit respecter ces 3 blocs : début, milieu et fin. Ce qui suppose donc que la story doit faire au minimum 6 slides.

  • Début : Doit être attrayant, annoncer le contexte, donner le ton et identifier la marque.
  • Milieu : Doit retenir l’internaute, utiliser les fonctionnalités d’engagement et alterner photo/vidéo.
  • Fin : Doit clôturer la story et être un moyen de redirection vers ses supports (site web, application).

“Diffuser un contenu comme on raconte une histoire. Et dans histoire, il y a un début, un milieu et une fin.”

Voyons sur les derniers écoulés des pratiques médias venus du monde entier

Lire aussi : Comment les stories vont transformer le journalisme

Courrier International

Courrier International utilise le format des stories pour faire la promotion de leur format papier. Ils sont d’ailleurs beaucoup a partagé leur Une régulièrement. La seule chose qui change ici c’est cette Une n’est pas juste partagée, elle est créée. C’est l’effort qui change presque tout.

Le Monde

Le média leader en abonnement numérique en France propose régulièrement des stories façon « reportage ». Récemment, ils ont fêté les 30 ans du web. Autant de souvenirs pour raviver la mémoire collective de toute une partie de l’audience.

The Point

C’est surtout le format ici qui répond aux réels critères de construction d’une story (comme vu sur le schéma ci-dessus). On retrouve la format intro > sujet > CTA.

Car Instagram est encore un moyen simple et efficace de collecter gratuitement de la donnée (mail notamment). Oui gratuit. Pourquoi ne pas en profiter ?

Le Figaro

Derrière la forme, c’est surtout le fond qui importe ici. De l’actualité PO-SI-TIVE, voilà une des attentes des internautes de la nouvelle génération. La Figaro ici surfe sur ce créneau pour proposer un format éditorial qu’on voit finalement très peu dans les médias français.

USA Today

Pour USA Today, en plus d’être interactif (format du sondage), c’est graphiquement dans les codes attendus pour attirer l’attention des internautes. C’est efficace et parfaitement adapté au lectorat du média américain.

20 Minutes

C’est un format beaucoup dans l’air du temps. Calqué plus ou moins sur le format « Fake for Real » du Guardian, 20 Minutes répond à une demande des lecteurs d’éclaircir des points de l’information. Une façon d’utiliser Instagram pour renouer la confiance avec les lecteurs.

L’Équipe

L’incarnation du média et la proximité avec son audience poussés à son maximum avec cette story de l’Équipe. Le journaliste Hervé Penot reprend une fonctionnalisé d’Instagram très apprécié des internautes, le stocker ASK, qui permet de poser des questions quasi anonymement à un média, un influencer ou une célébrité. Un moyen hypra efficace pour incarner l’image du média et renforcer la proximité avec son audience.

Zeit

Le média Allemand propose régulièrement des stories. Rien de novateur en somme, et les codes d’Instagram sont là : la story est une alternance de photo/vidéo et la lecture de la story se veut claire et attrayante, le tout incarné par une journaliste. Le média se sert enfin de la dernière slide comme CTA afin de renvoyer les lecteurs vers le site ou l’inscription à une newsletter.

Nice Matin

L’exercice toujours difficile d’obtenir des vidéos quasi instantanées avec des politiques ou des personnalités. Nice Matin remplace les dictaphones et les micros par les smartphones. Un instant solennel à l’abri des autres médias qui respectent l’instant réservé à l’oeil du smartphone. Un exercice immersif et purement local.

BBC News

Reconnaissables aux couleurs vives utilisés, les story de la BBC News sont un grand classique des stories sur Instagram. BBC News utilisent ce format qui tient en 7 slides max et qui renvoient vers le site pour l’intégralité du quiz.

Vox

Les stories détonnent visuellement. L’espace est parfaitement occupé et ils n’ont pas peur du blanc. Cette story surprend aussi par son caractère promotionnel d’un documentaire diffusé sur Netflix. Une story co-brandé dont l’histoire ne raconte toutefois pas si rémunération il y a (mais il est fort à parier que oui). 

Wired & Madmoizelle

Des stories oui, mais deux vocations intéressantes.

La première celle de Wired qui utilise Instagram pour collecter des inscrits à sa newsletter. Rappelons qu’Instagram n’est pas encore dicté par les algorithmes et que les story permettent de répondre à la progression de ces indicateurs marketing.

Le second celle de Mademoizelle qui utilise Instagram pour aller chercher du contenu auprès de son audience, à travers le sticker ask. Une manière d’entrer en interaction avec ses abonnés et de créer du contenu à travers le prisme de leur lectorat.

Slash

Ce qui est d’autant plus appréciable, c’est la liberté de ton et le partie pris graphiquement. Les stories de Slash sont très identifiables, un atout pour être rapidement visible auprès de son audience.

Maine Libre

À événement exceptionnel, couverture complète. Et les stories Instagram n’ont pas échappé au média régional Le Maine Libre qui a couvert la semaine de l’événement en proposant des stories Instagram complète. Les stories se veulent pédagogiques et immersives dans une compétition certes très locale mais également pas toujours accessibles aux non-initiés. 

Tribune de Lyon

Je vous invite vraiment à aller voir le compte Instagram de La Tribune de Lyon.

La ligne éditoriale est claire et Instagram devient une belle vitrine pour le média hebdomadaire.Le média se sert d’Instagram comme passerelle pour faire la promotion de son hebdo papier. Les stories présentent le sujet à la Une de la semaine ou comme ici l’invité de la semaine.

À l’instar du Courrier International, la mise en scène est de mise pour inciter à l’achat en kiosque.

MSNBC

On retrouve ici MSNBC, le média américain qui joue la carte des stories d’Instagram pour parler politique et élections américaines. Cette élection aura sans aucun doute des accents Instagram à la fois pour les candidats et pour les médias. Cette stories présente les différents candidats et quelques points-clés de leur programme.

En France, cela peut donner des idées aux médias pour les élections municipales en mars prochain, une élection qui prendra une place importante sur Instagram. À suivre.

Voici un panorama des pratiques intéressantes, innovantes et originales sur lesquelles les médias peuvent s’inspirer.